Un partenariat réussi apiculteur ADA-ITSAP au service des traitements bio contre le varroa

Par Itsap-Com, le 14 novembre 2016

Alexandre Pillet, apiculteur à Vayres en Gironde depuis 2009, a choisi de participer à une expérimentation orchestrée par l’ITSAP – Institut de l’abeille – portant sur la lutte contre le varroa.

Décrivez-nous votre exploitation ?

Alexandre Pillet : selon les années, ma production de miel est issue de 140 à 200 ruches réparties sur 10 sites. Aujourd’hui, mon cheptel est constitué d’abeilles noires et hybrides à parts égales. Je transhume dans des zones forestières principalement composées de pins, de chênes et d’acacias. Je produis entre une tonne et trois tonnes et demie de miel distribué dans les AMAP et dans les Biocoop, au sein d’une marque collective « Apiculteurs en Aquitaine ». Je commercialise également du pollen de châtaignier et de la propolis.

Vous êtes aussi Label Bio

A.P. J’ai choisi de produire en bio, cela signifie que je dois veiller à ce que les abeilles soient en zones de butinage adaptées et je ne peux utiliser que des médicaments conformes, comme les huiles essentielles et acides organiques. Et voilà tout le problème, je ne pouvais lutter efficacement contre le varroa avec ce type de traitement, ce qui explique les grandes fluctuations de ma production.

Quelle a été votre démarche ?

A.P. J’ai mis à la disposition de l’ITSAP et de l’ADAAQ plusieurs ruchers afin d’expérimenter et comparer des traitements alternatifs comme la diffusion via des bandelettes d’acide formique MAQS© ou d’acide oxalique par sublimation.  Cette expérimentation s’est déroulée sur plusieurs ruchers dans toute la France, dont trois en Gironde, d’avril à septembre 2016.

Que retenez-vous de cette expérience ?

A.P. Je suis très heureux de cette collaboration très enrichissante à tous points de vue. Même si les résultats ne sont pas encore définitifs, cela me permet d’ores et déjà de mieux me préparer aux saisons prochaines et de contrecarrer la pression due au varroa, sans trahir mes engagements bio. Mon choix se porte sur la sublimation d’acide oxalique, une technique d’application plus efficace.

Quelles seront vos grandes stratégies pour l’année à venir ?

A.P. Mon choix se portera sur un traitement hivernal d’acide oxalique par sublimation. Et même si cela ne rentre pas dans le cadre de l’expérimentation, je vais également me tourner vers des essaims d’abeilles hybrides.