Un guichet unique pour améliorer la surveillance sanitaire

Par adminITSAP, le 30 septembre 2016

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Virginie Urrutia a déjà effectué plusieurs missions au sein de l’ITSAP. Depuis mai 2016, cette jeune scientifique travaille sur le projet OMAA, l’observatoire des mortalités et des affaiblissements chez l’abeille domestique.

Quel est l’objectif de l’OMAA ?
Virginie Urrutia : il existe un système de surveillance mais qui reste peu utilisé par les apiculteurs. L’ITSAP travaille donc avec les services de l’Etat pour améliorer la surveillance sanitaire des ruchers.

Quelles sont les pistes d’amélioration ?
V.U. Avant tout, rendre la remontée d’informations plus accessible. Actuellement l’apiculteur confronté à une perte de colonies doit suivre différents protocoles selon la nature du problème : les maladies danger sanitaire de 1ère catégorie sont gérées au niveau départemental et les mortalités massives au niveau de la région. Quant aux affaiblissements, ils ne rentrent dans aucun protocole. Notre projet est donc de faciliter les déclarations en créant un guichet unique avec un seul numéro de téléphone de signalement pour l’ensemble des troubles.
On espère que cette simplification entrainera davantage d’appels et par conséquence, un meilleur suivi au niveau national puisque nous aurons plus de données à disposition.

Travaillez-vous seule sur ce projet ?
V.U. Non, bien sûr, mon rôle est de coordonner les différents groupes de travail, avec l’appui d’Axel Decourtye, Directeur scientifique de l’ITSAP, et Pascal Hendrikx de l’ANSES. Tous les mois, voire plus, nous travaillons en groupe élargi avec le ministère de l’agriculture et ses services déconcentrés, l’ANSES, les structures vétérinaires et les ADA afin de définir les orientations qui sont ensuite proposées et validées par le ministère. A dire vrai, comme nous créons tous les outils, les actions à mettre en place sont multiples : imaginer le fonctionnement du guichet unique et son organisation pour la rendre simple et fonctionnelle, élaborer la fiche de déclaration remplie par celui qui reçoit l’appel, puis la fiche d’investigation pour la personne qui assurera l’enquête sur le terrain, etc.

A ce stade, avez-vous une idée du planning opérationnel ?
V.U. Le cahier des charges devrait être terminé en fin d’année pour lancer une phase pilote sur 2 régions. Ce test débutera en 2017, avec des formations prévues pour sensibiliser les apiculteurs des territoires choisis et ainsi favoriser les déclarations.