Portraits d’exploitation d’apiculteurs-pollinisateurs

Par Itsap-Com, le 21 juin 2022

Le projet FLEUR se poursuit

Après avoir analysé les résultats de l’enquête en ligne, nous vous présentons trois nouveaux portraits d’exploitation qui ont vu le jour dans le cadre du projet pour Favoriser l’Emergence d’Usages pour Répondre aux enjeux apicoles et arboricoles régionaux (FLEUR). Ces portraits s’appuient sur les témoignages d’apiculteurs-pollinisateurs, recueillis en entretiens semi-directifs, qui ont permis d’aborder les aspects techniques de l’activité de pollinisation selon les cultures pollinisées et la période, les motivations et contraintes de ces acteurs vis-à-vis de cette activité et enfin, leurs relations avec les clients agriculteurs. Des convergences et des différences notables dans la manière d’intégrer ces prestations de pollinisation : on vous raconte.

Financé par le FEADER et la Région Sud PACA, le projet FLEUR rassemble cinq partenaires techniques et scientifiques. Il a notamment pour vocation d’enrichir le savoir et les références documentées sur l’activité de pollinisation développée par les apiculteurs dans leurs exploitations. Lancé en 2021, il est piloté par l’ITSAP-Institut de l’abeille. Les trois portraits présentés ici permettent de dessiner à grands traits la structure et l’activité de chaque exploitation. Une présentation plus détaillée est disponible pour approfondir la manière dont chaque exploitant gère ses colonies, prépare ses prestations de pollinisation mais aussi le poids que cette activité représente dans son bilan économique ou les liens qu’elle lui permet de nouer avec les agriculteurs partenaires et clients.

Premier portrait : spécialisation d’une partie du cheptel aux prestations de pollinisation

Ce portrait met en lumière une spécialisation de l’exploitation dans la pollinisation de cultures sous abris. L’apiculteur dispose de deux cheptels. Le premier, de 80 colonies, est destiné aux pollinisations de cultures de fraise, melon, courgette et porte-graines sous filet insect-proof. Le second, constitué de 300 colonies, dont 80 effectuent aussi la pollinisation de vergers d’abricotiers et de cerisiers, est lui dédié à la production de miel.


Deuxième portrait : un unique contrat de pollinisation en arboriculture

Cette exploitation s’engage dans une seule prestation de pollinisation, opérée pour le compte d’un pommiculteur. L’apiculteur place près d’un tiers de son cheptel dans des parcelles de pommier. Cette pollinisation a lieu en début de saison, avant les miellées.


Troisième portrait : des prestations de pollinisation intégrées dans un itinéraire de transhumance

 Ce Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) combine astucieusement les prestations de pollinisation et la production de miel. Quatre cultures sont pollinisées au cours de la saison : poirier puis pommier, colza semences, courgette et tournesol semences. Le choix des colonies qui partent en pollinisation ou en production de miel s’effectue de manière adaptative, tout au long de la saison, et change chaque année.


Merci aux apiculteurs-pollinisateurs interviewés

Auteurs de ces portraits d’exploitation : Zoé Lemarchand (ITSAP), Constance Beri (ITSAP), Cécile Ferrus (ITSAP) et Fabrice Allier (ITSAP)

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