Les critères de sélection pour la résistance à varroa

Par Itsap-Com, le 16 décembre 2016

Coralie DENIOT et Benjamin BASSO proposent une étude permettant de mesurer les critères qui traduisent la présence d’un ou plusieurs caractères de résistance à varroa chez les abeilles de la colonie. Les auteurs précisent en préambule la définition des termes « critères » et « caractères ». Le premier (comme le comptage) étant utilisé pour déceler des caractères d’intérêts (comme le nettoyage ou l’épouillage).

Le champ d’investigation de l’étude

L’étude met donc en relation caractères et critères (ces derniers sont à découvrir dans l’article développé ici) sur plusieurs grandes thématiques impliquées dans la résistance à varroa.

La dynamique de la colonie

Après un essaimage, la ruche a une période sans ponte qui s’accompagne d’une diminution de la surface de couvain ce qui défavorise la reproduction du varroa. Le caractère d’essaimage d’une colonie peut alors participer à sa résistance à varroa, tout comme une dynamique de population faible.

Le caractère d’épouillage des varroas phorétiques

L’épouillage ou « grooming » consiste à enlever les varroas phorétiques de l’abeille. Les abeilles peuvent s’épouiller entre elles ou bien s’ôter elles-mêmes leurs varroas. Ce caractère participe donc à une forme de résistance à varroa.

La température du couvain

La température au sein du couvain est d’environ 34,5°C. Or la température optimale de reproduction du varroa est de 32°C. Des abeilles ayant la capacité de garder leur couvain à haute température freinent la reproduction du varroa.

Le caractère VSH (Varroa Sensitive Hygiene)

Le VSH consiste au nettoyage par les abeilles des cellules infestées par varroa avec une étape de détection de la nymphe affectée et une étape d’évacuation de la nymphe. Il y aurait des abeilles capables de détecter et de désoperculer partiellement la cellule infestée, et d’autres qui désoperculeraient et ôteraient la nymphe de la cellule.

Le caractère SMR (Supress Mite Reproduction)

Dans un cas normal, environ 15 % de la population de varroa d’une colonie est infertile, mais dans certaines colonies, les varroas présents sont majoritairement infertiles. Une explication serait que soit l’abeille adulte, soit la larve, ait un comportement qui inhibe la reproduction du varroa en déséquilibrant le ratio des varroas fertiles et infertiles.

Le suivi de la population de varroas

Une autre façon de sélectionner des colonies propices à combattre le varroa consiste à mesurer la résultante de tous les mécanismes de résistance précédemment cités. Elle correspond à l’évolution de la population de varroas de la colonie.

Lire l’article complet de Coralie DENIOT et Benjamin BASSO