Une approche de «physiologie du paysage»

Par Itsap-Com, le 21 mars 2017

Une approche de «physiologie du paysage» pour évaluer la santé des abeilles met en évidence les avantages de l’enrichissement des paysages floraux et des habitats semi-naturels

A ‘Landscape physiology’ approach for assessing bee health highlights the benefits of floral landscape enrichment and semi-natural habitats

Publié dans Scientific Reports 7:40568 | DOI: 10.1038/srep40568

Il n’a jamais été aussi urgent de comprendre comment l’altération anthropique du paysage affecte les populations d’insectes pollinisateurs, qui sont  écologiquement et économiquement importants. Dans ce contexte, l’évaluation de la qualité du paysage repose généralement sur des études de répartition spatiale, mais la question de savoir si les techniques de restauration de l’habitat améliorent réellement la santé des populations pollinisatrices ciblées reste obscure.

Cet écart pourrait être comblé par une compréhension globale de la façon dont les gradients de qualité du paysage influent sur la physiologie des pollinisateurs. Nous avons donc utilisé cette approche pour les abeilles mellifères (Apis mellifera) afin de tester si les modèles de paysage peuvent façonner la santé des abeilles.

Nous nous sommes concentrés sur la période d’avant l’hivernage, car des pertes anormales de colonies d’hiver ont souvent été observées. En exposant des colonies à des paysages différents, enrichis en cultures mellifères et entourés d’habitats semi-naturels, nous avons constaté que la physiologie des abeilles (à savoir la masse corporelle et le taux de vitellogénine) était significativement améliorée par la présence de cultures en fleurs. La présence de la culture de capture a été associée à une augmentation significative de la diversité du régime alimentaire du pollen. L’influence des habitats semi-naturels sur la santé des abeilles était encore plus forte. Le niveau de vitellogénine était à son tour significativement lié à une survie hivernale plus élevée.

Par conséquent, notre étude expérimentale, combinant l’écologie du paysage et la physiologie de l’abeille, offre une preuve de concept passionnante pour identifier directement des paysages stressants ou adaptés et promouvoir une conservation efficace des pollinisateurs.

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