ALUEN CAP®, UN NOUVEAU MEDICAMENT ANTI-VARROA À BASE D’ACIDE OXALIQUE

Par Itsap-Com, le 3 juillet 2020

Les apiculteurs ne voulant pas recourir aux acaricides de synthèse s’intéressent particulièrement à l’emploi de l’acide oxalique, moins risqué pour les colonies que les médicaments à base de thymol ou d’acide formique et dont l’efficacité n’est pas soumise à des contraintes de températures. Cependant, l’action de l’acide oxalique, tel qu’appliqué actuellement par dégouttement ou sublimation, reste conditionnée à l’absence de couvain operculé dans la colonie. Ce n’est pas le cas pour l’Aluen CAP®, un médicament anti-varroa non encore autorisé en France. Des tests coordonnés ont ainsi été réalisés par l’ITSAP-Institut de l’abeille et le réseau des ADA.

L’Aluen CAP® est un médicament anti Varroa dont la substance active est l’acide oxalique. Sa présentation sous forme de lanières de cellulose permet une diffusion régulière de la substance acaricide et autorise son emploi en présence de couvain operculé. Les niveaux d’efficacité obtenus pour l’Aluen CAP® (avec la formulation des lanières distribuée à partir de 2017) dans nos essais de traitement de fin de saison (prenant en compte 69 colonies) sont très intéressant : 92,5 % (Intervalle de Confiance : 91,0 – 94,0]) d’efficacité en moyenne. Les colonies ainsi traitées ne présentent pas d’effet indésirable à l’issue du traitement.

L’Aluen CAP® représente une opportunité pour mettre à la disposition des apiculteurs français un médicament anti-varroa à base d’acide oxalique qui puisse être employé en présence de couvain et de façon efficace. Par ailleurs, vu la durée d’application préconisée (42 jours) et la quantité d’acide oxalique employée à chaque application, le positionnement de l’Aluen CAP® en cours de saison comme traitement de rattrapage reste à expérimenter (quelle teneur en AO dans le miel ?) mais semble prometteur. La quantité d’acide oxalique (40 g) appliquée dans chaque ruche pose cependant question (J-D. Charrière, communication personnelle) par rapport aux quantités employées selon d’autres modes d’application : de l’ordre de 2 g lors d’un usage par sublimation et de 1 g par dégouttement. Et comme tout acaricide, le risque d’apparition de résistance ou de tolérance à l’acide oxalique chez certaines populations de varroas ne peut être complétement écarté.

Nos résultats appuient la pertinence d’un dépôt de dossier d’autorisation de mise sur le marché pour la France ou au niveau Européen. L’ITSAP-Institut de l’abeille et les ADA tiennent leurs résultats à disposition pour appuyer toute démarche dans ce sens.

Des démarches d’autorisation de mise sur le marché doivent aboutir avant de pouvoir utiliser ce médicament en France

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